31/07/2008

Comment se débarrasser d’un braillard gênant en période estivale ?

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Alors qu’à l’heure actuelle les mères indignes continuent de travailler malgré la présence au sein de leur foyer d’un enfant babillant en couche-culotte et cela pour une raison bassement matérielle de pouvoir d’achat vacillant ainsi qu’en raison d’un féminisme exacerbé les poussant à rechercher une réussite professionnelle ce qui a de quoi faire pâlir le plus nostalgique des admirateurs du travail, famille, patrie d’un pétainiste sur le retour ; alors, disais-je, que la croissance démographique française ne faiblit pas par rapport au reste des pays civilisés ; faisant passé cette population pour un peuple fornicateurs de première ordre au même titre qu’une communauté de lapins en rut ; alors, donc, que nous allions droit dans le mur depuis quelques temps, voici  qu’à présent la solution nous saute aux yeux : il faut faire marche arrière et se débarrasser de la vermine qui rampe sur le parquet ciré à quatre pattes telle une blatte domestique hurlante et malodorante lorsqu’il faut changer ses couches. Tous les coups sont bons à prendre pour parvenir à cet objectif ultime : l’éradication de la créature. Il est a noté que les ayatollahs droits de l’hommistes  ou autres anti-avorteurs primaires n’apprécient guère ce genre d’usages considérant une telle pratique comme un meurtre. Cependant, les faits sont là et de plus en plus de parents appliquent la recette simple du bébécide que l’on trouve dans tous les bons manuels d’ogres :

- Prenez un enfant en bas âge (entre un mois et deux ans et demi après, il risque de se pouvoir sortir)

- Amenez le faire un tour en voiture aux alentours de midi

- Garez la voiture en plein soleil

- Laissez le en lui disant que vous revenez très bientôt

- Enfermez-le à clé sans qu’il ait la possibilité d’ouvrir

- Partez faire du shopping, bosser ou rencontrer votre amant, n’importe quoi qui vous prend plus de quatre heures

- Revenez, le résultat est garanti à quatre-vingt pour cent (oui, car parfois, des personnes d’un cynisme sans nom libèrent la chose que vous avez enfermée dans votre voiture)

 

 

Pourquoi ce phénomène a-t-il un tel succès ?

Si les raisons de vouloir se débarrasser de ce parasite poisseux qui a dégueulassé jusqu’à votre plus beau costume en vomissant dessus sont nombreuses et parfaitement justifiées, il n’en est pas moins que d’autres méthodes aussi radicales voire même plus efficaces sont à la disposition des parents.  Quels sont donc les avantages d’un abandon en voiture par rapport à une noyade dans sa piscine privée ou un largage depuis le pont donnant sur la plus proche autoroute ? En premier lieu, ce phénomène est applicable à tous quel que soit le milieu social, il suffit simplement d’avoir une voiture à disposition. Dans un second temps, vous vous déresponsabilisez des événements et n’avez pas la sensation d’avoir du sang sur les mains car d’une part, vous n’assistez pas à l’agonie de la chose et il n’y a pas de tâches horribles à enlever sur la banquette arrière de la BM. Enfin, on ne vous considèrera pas comme un meurtrier (oui, certaines personnes pourraient prendre la mort de la créature que vous avez pourtant créé vous-même comme un meurtre) mais comme quelqu’un de négligeant qui portera la responsabilité d’un tel acte toute sa vie. Et vous, dans l’histoire, vous serez enfin libre !

Mes amis, profitez donc de cet été pour vous débarrasser de la vermine rampante à quatre pattes se nourrissant de bouillies et biberons à toute heure du jour et de la nuit, c’est le moment. Cet hiver, il sera malheureusement trop tard...

14:20 Écrit par Coralie dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : humour noir, bebe abandonne |  Facebook |

26/03/2008

Journal des réflexions idiotes n°3

Mars : Le prix du baril de pétrole monte toujours plus haut (autour de 100$ le baril)
- Réflexion scientifique : On vous l'avait bien dit que l'essence est volatil !
- Réflexion à ma voiture : « Toi, je vais finir par t'inscrire aux alcooliques anonymes ! »
- Réflexion à mon porte-monnaie : « Toi, tu arrêtes ton régime tout de suite ! »

19/03 : Après la défaite de la droite, un mini remaniement ministériel est effectué.
- Jeu de mot : Après une grande claque, on a droit à un remaniement mini, normal, on est tous des Mickey !

19/03 : Après avoir demandé une assistance qu'elle n'a pas obtenu, Chantal Sébire s'est vraisemblablement donné la mort
- Réflexion philosophique : Est-ce que cette dame va pouvoir déposer un recours en justice auprès de Dieu pour dénoncer la façon dont elle a dû mourir ? Et, dans ce cas, pourrais-je, moi, déposer un recours en justice si je meurs alors que je n'en avais pas envie ? 

24/03 : Un mois après Nicolas, Cécilia Sarkozy s'est remariée à New York
- Réflexion de son ex-mari : « M'en fous, moi, je l'ai fait le prem's ! »

25/03 : Les émeutes continuent au Tibet, la Chine réprime dans le sang
- Réflexion communiste chinoise : C'est l'application normale des principes communistes du partage, on partage tout le monde... en deux. 

26/03 : Réforme des retraites : Xavier Bertrand confirme que les cotisations passent de 40 à 41 ans
- Réflexion populaire : « Vous voyez bien que tout augmente ma pauvre dame ! »

26/03 : Info perso : Je cherche mais je ne vois toujours pas de stage à l'horizon...
- Problème mathématique : Si je travaille plus pour gagner plus à partir de rien, la multiplication par zéro donnant toujours zéro, et au vu de la récente réforme des cotisations passant de 40 à 41 ans, au bout de combien d'année de rien arriverais-je à avoir plus ?

12:40 Écrit par Coralie dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

30/07/2007

La Foire à l'actu

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Pour changer, un billet sur un site internet d’actualité que j’ai découvert assez récemment. Le fait est que depuis un petit bout de temps, je m’intéresse de très près à l’actualité (les affres de la campagne présidentielle et législative ont occupés une bonne partie de mon esprit et de mon temps). Depuis lors, la principale source d’information que je consulte, outre la sempiternelle radio, est internet. Ce site est conçu comme une sorte de grand forum où chaque internaute, qu’il soit journaliste ou non, peut exprimer son point de vue, publier un article en accord avec l’actualité du moment. Je trouve la démarche intéressante et les articles retenus par le comité de rédaction du site sont pour la plupart de bonne qualité. Je pense que ça ne remplace pas un site d’actualité traditionnel mais en complément, il est intéressant d’aller faire un tour sur AgoraVox. Bon surf.

http://www.agoravox.fr

18:22 Écrit par Coralie dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : actu internet |  Facebook |

22/07/2007

Pendons-nous dans les usines !

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La stratégie d’arrêt volontaire d’existence développée depuis quelques années par le groupe automobile PSA (précurseur en la matière) est actuellement en plein essor. On ne compte plus le nombre d’ouvrages traitant du marketing par l’auto-régulation de la masse salariale. L’exemple le plus probant en la matière est l’attitude des employés de la firme française Michelin. Alors que l’usine grenobloise allait fermer ses portes pour aller se délocaliser en Inde, les partenaires sociaux et les actionnaires ont réussi à trouver un accord en ayant recourt à la stratégie de l’arrêt volontaire d’existence. C’est ainsi que la totalité des salariés âgés de plus de cinquante ans ont acceptés de mettre un terme à leur vie afin que les plus jeunes puissent profiter d’une prime de licenciement plus décente.

« La fermeture d’une usine est toujours un choc, a déclaré le délégué syndical Force National Eric Glavaud, mais le sacrifice des quinquas a permis aux survivants de pouvoir toucher une prime de licenciement de 50 000 euros, proportionnel à l’indice boursier positif qui va se répercuter grâe à cette délocalisation ». Cette solution a eu le mérite d’éviter une grève qui aurait paralysé l’usine et donc incommodé le cours de l’action Michelin qui, de fait, est au beau fixe.

L’expérience a porté ses fruits : le chômage n’a jamais été plus bas depuis que les entreprises françaises encouragent l’arrêt volontaire d’existence ; sans compter le problème des cotisations des retraites qui a trouvé là la solution idéale. Le concept est si lucratif qu’il commence à gagner d’autres secteurs. Ainsi, pour palier aux classes surchargées dans les écoles, à titre expérimental, certains professeurs ont commencé à encourager ce principe d’auto-régulation de population. Cette stratégie fonctionne d’autant mieux que les adolescents sont des êtres psychologiquement instables pour qui le suicide est une échappatoire grandiose aux mauvais résultats et à leur mal être intérieur. Le ministère de l’éducation nationale estime à douze milliards d’euros les économies que pourraient représentées la stratégie d’arrêt volontaire d’existence à grande échelle.

Malgré les excellents résultats obtenus, une certaine partie de la population est assez frileuse vis-à-vis de cette nouvelle façon de gérer la masse salariale : « Je ne crois pas qu’il soit très sain de pousser les gens au suicide, nous avouait une jeune femme, militante d’extrême centre. Chacun devrait avoir le droit de vivre sa vie comme il l’entend. » Cette vision réactionnaire reste le cheval de bataille de l’extrême centre qui prône le retour à un idéal d’égocentricité, de libre arbitre où l’individualisme a plus d’importance que le bien être global.

La commémoration officielle du 23 août, place de la Concorde, rendant hommage à ces héros de la nation qui ont arrêtés volontairement de vivre pour mieux laisser le reste de leurs concitoyens profiter de l’existence aura lieue en la présence exceptionnelle du président de la république, du président du MEDEF et de la plupart des dirigeants syndicaux. Une grande fête en perspective au cours de laquelle le président de la république devrait remettre la corde d’or à titre posthume à Omar Kader, patron de la petite entreprise informatique Infocorp, au bord de la faillite qui a préféré se suicider avec tous ses employés afin de palier à sa dette financière et au problème du reclassement de ses salariés.

19:59 Écrit par Coralie dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : satirique suicide actu |  Facebook |

13/06/2007

l'état régalien

Avec le panache d’un Louis-Napoléon Bonaparte

Vous m’apparaissez bien trop prompt à gouverner

Lui aussi fut élu, comme vous venez de l’être

Par un peuple souverain emprunt d’un grand mal être.

Ce président-ci prolongea de vingt années,

Un mandat démocrate qui finit en diktat,

Serez-vous, vous aussi, tenté par cet élan ?

Faire du sursaut du peuple un totalitarisme ?

Car, comme Hugo, j’entends l’appel de Jersey

Cet exil improbable en territoire anglais

Jersey m’appelle à fuir votre libéralisme

Guernesey à combattre votre gouvernement.

 

Mais cet exil est lâche et sans lendemain,

Une tentation égocentrique et couarde

Car si en m’enfuyant,  je me mets à l’abri

Je laisserais mes frères dans leur lente agonie

Et ma diabolisation pourrait, par mégarde,

Vous offrir un souffle nouveau de soutien.

Alors, je vous subirai, monsieur le président,

Je ne serai pas lâche devant votre ascension.

Je lutterai de mes mots, de ma verve et de ma plume

Jusqu’à ce que ma langue et mes doigts se consument.

J’attends, angoissée, ce que vous ferez de cette nation

Qui vous a plébiscité pour sauver ses enfants.

 

Quel secours apporterez-vous aux sans-lumières

A ceux qui croient qu’haïr est plus fort qu’aimer,

A ceux qui pensent que la douceur est illusion

Qu’une poigne ferme et dure est la seule solution ?

Vous enverrez les désoeuvrés dans les pénitenciers

Et contrôlerez le peuple par une poigne de fer,

Une poigne si dure quelle brisera la confiance,

La solidarité, l’empathie et la société entière.

Vous deviendrez le maître de l’état régalien

Où la colombe libre est enserrée de liens

Où les barricades se dressent aux abords des frontières.

Je ne peux l’envisager sans une profonde méfiance.

 

Craignez que la colère ne gagne nos contrées

Car il n’y a qu’un combat : celui de la liberté

Et la jeunesse gronde de la voir menacée.

13:23 Écrit par Coralie dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique poeme |  Facebook |

23/05/2007

Réflexion politique (poème)

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Sûr de lui, il s’avance, le sourire mesquin,

Avec conviction, il me serre la main.

D’une poigne de fer qui a connu beaucoup de sueur,

De celle des citoyens qui ont cru à son leurre.

Avec ses cheveux bruns plaqués, la raie sur le côté,

- le côté droit, bien sûr, c’est une évidence –

On pourrait presque croire en son innocence

Si on regarde vite, on pourrait presque oublier

La posture de l’ambition et de la suffisance

(Qualités certaines pour être ministre en France).

Il a des valises sous les yeux depuis déjà des années,

Le poids du pouvoir l’a en un sens, condamné.

Ses sourcils dressés forment un accent circonflexe,

Soulignant un regard brun, sombre et perçant

Qui a trahi bien des hommes depuis cinquante ans…

Et il ment de toute son âme, sans le moindre complexe,

Artisan appliqué des directives de son mentor.

Son intelligence est redoutable et il l’aiguise encore

Pour nous endormir par d’appétissants discours

Par lequel il soutient nous apporter secours.

 

Je me méfie de celui qui s’est vendu au plus ambitieux

Je me méfie de l’artisan de la victoire de la chambre bleue

Car si quelqu’un est plus dangereux que le calife

C’est, semble-t-il, son premier ministre…

15:08 Écrit par Coralie dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, francois fillon, poeme |  Facebook |

02/02/2007

Nico & Sego

 

 

Un clip vidéo qui marque le grand retour des musclés, à voir et à revoir !

 

Perso, je suis fan !

17:46 Écrit par Coralie dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

19/11/2006

Journal des Réflexions Idiotes n°2

Et voici la deuxième édition de ce magnifique journal :

 

3/11 :Un nouveau bébé retrouvé dans un congélateur.

Hypothèse de marketing : Les fabricants de congélateurs font une offre promotionnelle avec un bébé offert pour tout achat de leur produit.

Hypothèse de santé publique : Canicule oblige, les mères ont mis les bébés dans le congélateur pour les protéger de la chaleur et ont oubliés de les ressortir au début de l’automne.

Hypothèse cannibale : Hannibal Lecter a-t-il passé des commandes de rôti de bébé en France récemment ?

 

3/11 : Les billets de 50 euros allemands se réduisent en poussière entre vos doigts.

Réflexion anticapitaliste : Ceci est une honteuse incitation à la consommation ! Obligé de dépenser le billet dans les cinq secondes avant qu’il ne s’autodétruise !

 

11/11 : Rugby : Le XV de France écrasé par les All Blacks.

Réflexion raciste : putain de négros qui battent des blancs…

 

16/11 : Royal candidate a l’élection présidentielle pour le parti socialiste.

Eh merde, c’est le retour à la monarchie !

 

17/11 : Je reçois un mail de la part de la fac d’info de proposition de job : inventaire chez Leroy Merlin. Jamais la fac de lettres ne m’a envoyé de propositions de jobs.

Réflexion logique : Chez Leroy Merlin, ils ont besoin de gens qui ne comptent qu’avec des 0 et des 1.

Réflexion revendicatrice : C’est du racisme ! Je vais aller de ce pas porter plainte contre cette honteuse atteinte à la liberté de bosser des étudiants de lettres.

 

17/11 : Georges Frêche, président socialiste de la région Languedoc-Roussillon a refrappé : « il y a trop de noirs dans l’équipe de France de football »

Réflexion Le Peniste : « Il me pique mon gagne-pain ! »

Réflexion vis-à-vis du militant proche de Sarko qui a dit que la France faisait un virage à droite : il s’est trompé, c’est à l’extrême droite.

Réflexion personnelle : Je me demande s’il n’y a pas trop de cons aux présidences des régions…

10:25 Écrit par Coralie dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

30/10/2006

Banlieu Killer

Sarko

Ce matin, je me suis réveillée, les cheveux en batailles, les yeux à demi-ouverts et je me suis dirigée vers la cuisine prendre mon petit-déjeuner. La radio est allumée sur Europe 1 et débite la voix aux tonalités hachées assez désagréable de Sarkosy. Encore enbrumée par le sommeil j'écoute d"une oreille assez laxiste les propos de cet émigré hongrois que les charters ne remmèneront pas chez lui (pauvres de nous).

 

Et là, qu'entends-je ? Devant El Kabash, le ministre des flics balance : "la répression est la première partie de l'éducation". Je reste interdite devant le poste de radio. Est-ce que j'ai bien entendu ? La répression c'est de l'éducation ? Mon père me confirme, je ne suis pas victime d'hallucinations acoustiques.

 

Qui peut tenir pareil discours ? Tu commences à tabasser les gamins avant de leur apprendre quoi que ce soit et à l'école même tarif ? Qui peut tenir un tel discours et surtout qui peut cautionner un tel discours ?

 

Plus je regarde la quote de popularité de Sarko, plus je plonge dans le désespoir. Les sondages disent que plein de gens l'aiment bien, les gens assument aimer Sarko (alors que vous ne trouverez personne pour le même pourcentage de sympathisants, vous dire qu'il apprécie Le Pen...).

 

En 2007, préparez-vous au salut : Heil Sarko !

08:56 Écrit par Coralie dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

27/10/2006

Journal des réflexions idiotes n°1

Je vous livre en vrac le premier numéro de mes réflexions idiotes (et dieu sait si j’en ai dans une seule journée). Ces quelques réflexions concernent l’actualité et aussi quelques épisodes de ma petite vie. Comme son nom l’indique c’est idiot donc à prendre en tant que tel.

 

Je pense reposter des réflexions de ce genre régulièrement

 

Do flexion et Ré flexion !

 

24/10 : Alerte inondation ! Ma thermos de café a inondé mon sac de cours.

- Réflexion capitaliste : quelle est l’assurance qui me remboursera le préjudice que j’ai subi à cause des tâches de café sur les cours ?

- Réflexion sarkosiste : « il faut que je nettoie mon sac au karsher ! »

- Problème philosophique : mes cours ont-ils trouvés une nouvelle vitalité depuis qu’ils ont baigné dans l’arabica ?

 

25/10 : Suite (et fin ?) du grand mic-mac 39h/35h dans la restauration.

- Réflexion pragmatique : on devrait couper la poire en deux à 37h30

 

Retour sur un fait divers local : un car de police est accidenté à cause d’un cerf.

- Réflexion sarkosiste : « c’était un guet-apens ! Il faut passer les bois de province aux karsher ! »

Le cerf passera-t-il devant la cour d’Assises ?

 

26/10 : Le tour de France 2007 partira de Londres

- Réflexion Gaulliste : est-ce que le départ aura lieu le 18 juin et sera-t-il retransmit à la radio ?

Que font les troupes alliées américaines des commandant Landis et Armstrong ?

 

Retour sur le sondage des prisonniers en France. A la question : « Est-ce que vous êtes content d’être ici ? » Ils ont unanimement répondu « Non ». La prison n’est pas le club Med ?

 

26/10 : Un gars au teint arabisant m’accoste dans la rue en me disant que je suis trop charmante.

Réflexion antimusulmane : Penser à lui dire que je suis encore beaucoup plus charmante avec la bourcât sur le têtiot.

 

26/10 : Economie : les trains de banlieues vont  être construits par une société canadienne au dépend d’Alstom

Problème philosophique : Va-t-on entendre parler avec l’accent québécois dans les trains banlieusards parisiens ?

 

Le master 2 CCI a pour objectif de donner en 1 an l’équivalent de 3 ans de licence d’informatique.

Réflexion logique : A 21 ans, on est trois fois plus intelligent qu’à 18.

 

11:12 Écrit par Coralie dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

12/09/2006

Michael Schumacher en retraite

 

Pour changer, je vais vous parler d’un des seuls sport que je suis avec un peu de régularité : la F1. Je vous accorde que c’est sûrement chose étrange pour une fille de s’intéresser à des bagnoles qui tournent sur un circuit mais ça me plaît.

 

Michael Schumacher a donc annoncé officiellement le dimanche 10 septembre son départ en retraite à la fin de la saison. Je vais pas dire que j’ai versé une larme (je suis pas assez fan pour ça) mais, cette nouvelle m’atteint bien plus que le départ de Zidane de l’équipe de France de football. Un type qui a remporté 7 fois le championnat du monde (et peut-être huit s’il le remporte cette année), qui a gagné 90 grand prix, qui détient tous les records sur les circuits que ce soit pour le nombre de pôles positions, de places sur le podium, de kilomètres en tête… ce type-là est véritablement LE pilote de F1 et je trouve dommage qu’il se retire. Certes, il n’a plus rien à prouver, il a fait suffisamment d’argent pour pouvoir vivre de ses rentes jusqu’à la fin de ses jours mais ça va vraiment enlever quelque chose à la F1 (tout comme Armstrong a enlevé quelque chose au tour de France en partant en retraite mais, bon, j’aime pas le cyclisme donc je m’en fiche un peu ^^).

18:50 Écrit par Coralie dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

13/07/2006

La danse du coup de boule

  Après "Zidane, il va marquer", (chanson idiote s'il en est) je vous présente une chanson beaucoup plus d'actualité après le match Italie-France : la danse du coup de boule.
 
  La chanson est très idiote et m'a bien fait rigoler :
 
C'est ça les idoles, même quand elles font des conneries, on arrive à trouver de l'inspiration artistique. 

14:30 Écrit par Coralie dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

17/04/2006

Le CPE est mort, vive la grève

Voilà, pour celles et ceux qui en avaient marre des résumés de ma petite vie de gréviste, c'est une grande nouvelle : la mobilisation orléanaise est morte.

 

Il est intéressant de souligner qu'elle aurait été morte même si Chirac n'avait pas eu la bonne idée de remplacer le CPE par autre chose dans sa fameuse (et très merdique) loi sur l'égalité des chances.

 

"C'est une grande victoire !" comme dirait un de mes profs dont je tairais le nom. Donc, même si le CNE est toujours en vigueur et que le reste des revendications étudiantes sont passées dans les oubliettes de la petite Histoire, je suis contente (même si je garde une inquiétude lancinante quant aux quelques facs qui restent bloquées, quant à leur légitimité...).

18:22 Écrit par Coralie dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

09/04/2006

Essoufflement ?

Lundi 3 avril, 10h30, fac de lettres, les débats sont houleux entre ceux qui veulent reprendre les cours et ceux qui veulent rester mobilisés. Quelques étudiants disent avoir été convaincus par le discours de Chirac du vendredi. Au final, la reconduction du blocage jusqu’à jeudi inclus sera votée à une centaine de voix d’écart. Certains étudiants ont insistés pour qu’ait lieu un vote à bulletins secrets mais, personne n’est resté à la suite de l’AG pour l’organisation de ce vote éventuel, l’idée est donc en suspend pour l’instant. En fac de sciences, les choses sont plus problématiques : le blocage est levé à 22 voix près. Les étudiants arrivent à négocier tout de même des journées « fac morte » lors des appels nationaux à la mobilisation. Mardi, il n’y aura donc pas de cours en fac de sciences. J’invite deux grévistes à la pizzeria (quelle idée d’avoir dit que je leur payais la pizzeria si le blocage était reconduit !). Après midi, retour à la fac où se tient une AG interfac pour discuter des actions de la semaine. Soirée sans incidents.

Mardi 4 avril, 10h30, parvis de la cathédrale, la manifestation est au moins aussi forte que la semaine précédente bien que la manif soit de courte durée (le parcours prévu est trop court). Je ne fais pas partie du service d’ordre, pour une fois. Pas d’incidents notables à déplorer dans le cortège. Le midi, on mange chez quick puis direction la fac où se tient la fameuse AG interpro d’un côté et une AG de lycéen de l’autre. Après pas mal de pourparler, côté lycéens, il est décidé d’aller au carrefour d’Auchan à Olivet pour bloquer la circulation. Lors de cette opération, un des grévistes est menotté par les forces de l’ordre (sans motifs) puis de suite relâché. RAS sur l’occupation nocturne

Mercredi 5 avril, matinée de repos. C’est l’anniversaire des 1 mois de grève. Le midi, je lève mon verre au RU du coin avec un autre étudiant de fac de lettres devant six étudiants de fac de sciences dépités par la reprise des cours. L’après-midi a lieue une AG avec les profs qui se déroule assez mal. Les profs sont d’avis de reprendre les cours et de faire des journées « fac morte » de mobilisation pour que le mouvement puisse s’inscrire dans la durée et qu’on ne se mette pas à dos tous les étudiants (je suis d’ailleurs plutôt d’accord avec cette vision des choses). Pause dans l’après-midi pour aller voir l’âge de glace 2 (qui m’a très moyennement plu par ailleurs). Le soir, deux bouteilles de muscadet entrent ainsi qu’une tarte aux pommes pour fêter ce mois de grève.

Jeudi 6 avril, 10h30, nouvelle manifestation parvis de la cathédrale avec seulement lycéens et étudiants. La manif se transforme en opérations sittings-volants depuis la place gambetta jusqu’au pont Thinat en passant par le pont Royal, bref, un peu d’animation pour nos amis les flics qui ont du se demander jusqu’où on irait. Je suis interviewée par un journaliste mais ne passerait pas à la télé (c’est pô juste). Pendant ce temps, des étudiants contre le blocage sont allés éventrés des sacs de grévistes, déchirer des vêtements et balancer des matelas (oui, c’est occupation des lieux) par la fenêtre et afficher à droite à gauche des attaques personnelles contre tel ou tel gréviste. La tension bloqueur anti-bloqueur ne cesse de monter. Une manif contre le blocage est prévue dans l’après-midi et un groupe de gréviste part pour aller leur balancer des œufs (super mentalité !!). La réunion du conseil de l’UFR a lieue et décide de décaler les partiels d’une semaine. Le soir a lieue une manif au flambeau à 22h, un mannequin représentant Villepin y est d’ailleurs brûlé.

Vendredi 7 avril, AG en fac de Lettres. L’écart se resserre et le blocage passe… a 13 voix. Je m’interroge sur la légitimité de poursuivre un blocage avec une si faible majorité. Le blocage est reconduit jusqu’à mercredi et mardi aura lieu un vote à bulletins secrets sur la reconduite ou non du blocage. Vendredi après-midi est décidé de faire une opération à 18h30 lors de l’inauguration de la salle des fêtes de St Jean de Braye car le chef de cabinet du maire a blessé légèrement avec sa voiture deux lycéens qui effectuait un blocage des routes pour protester contre le CPE.

 

A la semaine prochaine pour de nouvelles aventures :-P

16:25 Écrit par Coralie dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

01/04/2006

Conseil constitutionnel et allocution présidentielle : du Riffiffi à droite

Une semaine très chargée s'est achevée à Orléans, voici le résumé de la mobilisation anti-CPE orléanaise.

 

Lundi 27 mars, 9h du matin, j’arrive à la fac de lettres. J’ai un travail de groupe à faire car, même si les contrôles continus sont suspendus, mon prof a donné la possibilité de rendre ou non le devoir… Après une heure, direction Assemblée Générale pour la reconduite du blocage. Serait-ce l’effet UNI reçu par Villepin ce week-end, nous avons droit au discours d’un gars inconnu au bataillon, qui nous vantent les bienfaits du CPE. Il a du courage de s’exprimer devant une assemblée qui hue son intervention. Le débat entre bloqueurs et anti-bloqueurs dérape. Chacun s’envoie des pics et ça devient un peu n’importe quoi. L’attitude des profs est remise en cause (puisque la majorité soutien le mouvement) par quelques intervenants, ce qui fait sortir de leurs gonds quelques professeurs présents à l’AG. Au final, dans cette ambiance tendue, le blocage sera reconduit jusqu’à lundi dans des proportions 2/3 1/3 ; dans un amphi plus plein que d’habitude. En sciences aussi, le blocage repasse.

Après-midi,  14h, AG interfac pour décider des actions de la semaine. On met en place un planning commun avec : la grande manifestation de mardi, une action de blocage de train à la gare des Aubrais et une opération péage gratuit (comme la semaine dernière). Après l’AG : réunion exceptionnelle de la commission action par rapport à la manif de mardi. Je serai dans le service d’ordre. Occupation dans la nuit de lundi à mardi : ma deuxième nuit à la fac. Des lycéens (plus vieux que moi, d’ailleurs) squattent les locaux, je suis fondamentalement contre ce principe (ainsi que ceux qui fument des pétards avec les gars de la sécurité) mais, je la ferme.

Mardi 28 mars, 9h30, on se retrouve sur la terrasse du café qui fait face à la cathédrale pour mettre en place le service d’ordre (on coordonne ça avec la CGT et les lycéens). La pluie commence à tomber. Je me trimbale avec un brassard jaune et rouge sur l’avant-bras pendant toutes la manif (à l’arrière). Pas d’incidents à déplorer malgré le nombre impressionnant de manifestants (autour de 12 000). Trempée (et les couleurs vives des autocollants anti-CPE dégoulinant sur mon imperméable blanc), je vais manger chez une gréviste, on y passe d’ailleurs une bonne partie de l’après-midi. Mardi soir : rien à signaler sinon que je rentre chez moi et que les lycéens sont encore là.

Mercredi 29 mars, matinée calme à l’UFR Lettres. A l’initiative des lycéens, il y a une tentative de blocage de la mairie d’Orléans. L’après-midi, nous avions prévu d’aller bloquer la gare des Aubrais, malheureusement, la police avait eu vent de l’information et attendait devant la gare depuis le matin. Informés de la situation par les cheminots (via syndicats), on décide de faire une diversion : un petit groupe d’une dizaine d’étudiants est envoyée à la gare des Aubrais pendant que nous décidons de faire un blocage filtrant sur le pont George V (où passe le tram). L’opération se passe plutôt bien (parce que quelques automobilistes n’ont pas peur d’écraser un ou deux d’entre nous). Au bout d’une heure, les flics (quelques uns sont arrivés) bloquent le carrefour, ce qui fait qu’on ne peut plus distribuer nos tracts. A 19h, les STAPS qui luttent contre la réduction des postes de profs de sport entre autres choses, débarquent sur le plateau de l’édition régional de France 3 (les journalistes du quotidien local attribueront cette action au mouvement anti-cpe). Mercredi soir : la sécurité décide de vérifier (oh miracle !) les cartes d’étudiants, au moins une soirée clean.

Jeudi 30 mars : nouvelle manifestation à 10h30 sur le parvis de la cathédrale. Je suis encore une fois dans le service d’ordre (sauf que contrairement à mardi, on est à peine 1000 à défiler dans la rue). Après cette manif (qui dure à peine une heure !), retour à la fac. En début d’après-midi, on apprend qu’un groupe d’anti-bloqueur s’est présenté au président de l’université pour exprimer leur mécontentement (c’est l’effet De Robien, sans doutes). Une réunion est organisée avec les doyens des UFRs, quelques grévistes et les mécontents. Les anti-bloqueurs (qui n’ont jamais contestés les résultats des votes à mains levés jusqu’à présents) souhaitent que soit mis en place un vote à bulletin secret pour les décisions des blocages des UFR. Il ressort de la réunion que, comme il avait déjà été convenu depuis longtemps, l’AG est souveraine et que ce sera elle qui décidera si oui ou non, les étudiants devront faire un vote à bulletin secret. Dans l’après-midi est organisé une opération péage gratuit au péage d’Olivet ; opération qui marche plutôt bien. A 18h a lieue une AG interprofessionnelle pour discuter de la poursuite du mouvement avec les salariés. Jeudi soir : la décision du conseil constitutionnelle plombe un temps l’ambiance mais, nous ne nous avouons pas vaincus. Occupation des lieux : RAS.

Vendredi 31mars : réunion interfac à 10h. Deux heures de pourparler pour pas grand-chose si ce n’est un vote pour désigner quels étudiants iront à Lille ce week end pour la coordination nationale. Après-midi très calme. Soirée : j’allume le poste de télé pour entendre la déclaration improbable de Chirac. La mobilisation ne va pas s’arrêter là.

19:02 Écrit par Coralie dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

18/03/2006

avant la manif du 18 mars...

Voici un résumé de la mobilisation de la semaine à Orléans jusqu'à vendredi 17 mars 2006.

 

Orléans, matinée du lundi 13 mars 2006, la fac de lettres est très calme et le blocage est plus symbolique qu’autre chose, l’université est déserte. Mis à part les grévistes, personne n’est dans les lieux. 10h30, AG en fac de sciences, les étudiants présents votent le blocage de leur fac à une large majorité (ils commenceront à bloquer l’après-midi même) et décident de refaire une AG le lendemain. Les TPs en fac de sciences restent toutefois toujours obligatoires, le doyen de l’UFR Sciences semble inflexible sur ce point.

Lundi après-midi, opération occupation du siège de l’UMP à Orléans. A une soixantaine d’étudiants nous investissons les bureaux de l’UMP et nous asseyons gentiment sur la moquette (pour l’anecdote, la secrétaire présente croit que nous sommes envoyés par le PS). Au bout d’un moment, les flics arrivent (Fr 3 Centre aussi) pour voir ce qu’ils se passent. Nous obtenons un rendez-vous avec des élus et responsables de l’UMP d’Orléans à six heures. Une délégation de cinq étudiants est désignée pour aller les rencontrer. Après pas mal de pour parler sur l’inutilité de rester plus longtemps assis sur la moquette du siège de l’UMP, nous partons et allons tracter à la sortie de lycée pour la manifestation du lendemain. Pendant ce temps, dans l’après-midi, il y a eu quelques problèmes avec une étudiante déterminée à démonter le barrage pour aller en cours. Je conçois parfaitement qu’on veuille étudier, moi-même, j’adore mes cours, mais on peut, on doit passer par le dialogue pour défendre une position. Ce n’est pas en commençant à balancer des tables et en soutenant : « de toute façon, je m’en fous, s’il y a de la casse de matériel, on accusera les grévistes » qu’on avance.

Lundi soir : la réunion étudiants-élus UMP n’a menée qu’à un dialogue de sourds, chacun restant sur ses positions. A souligner au passage que le doyen de la fac de lettres a été qualifié d’irresponsable : on n’a pas à soutenir des étudiants (trotskistes, anarchistes, manipulés par les syndicats) qui en empêchent d’autres de ce sacro-saint ‘‘droit d’étudier’’. Occupation des lieux dans la nuit de lundi à mardi, pas de problèmes.

 

Mardi matin, 10h, réunion en AG en fac de lettres pour discuter de la reconduction de la grève bloquante. J’ai interpellé deux profs dans la matinée pour savoir s’ils seraient de la réunion (c’est plus rassurant pour les hésitants de voir des profs présents). On est un peu moins nombreux qu’à l’AG précédente. On a une petite discussion non pas sur le CPE mais sur l’arrêt des cours : on retrouve la même hystérique que la veille qui a le courage de s’exprimer même si elle n’emploie pas les bons arguments (d’habitude, il n’y a que les quelques adhérents de l’UNI qui prennent la parole pour dénoncer les méthodes ‘‘anti-démocratiques’’ des AGs). La reconduction de la grève jusqu’à lundi est votée à 369 voix pour, 81 voix contre le blocage. Très énervée, celle qui a pris la parole contre le blocage sort de l’amphi et part se défouler en décrochant les banderoles « fac en grève » installées dans le hall. Pendant ce temps-là, en sciences, il est décidé de bloquer la fac jusqu’à vendredi.

Après-midi, 14h30 : manifestation sur le parvis de la cathédrale en centre ville. Les lycéens sont très nombreux ; on a toutefois réussi à ramener des étudiants venant de divers UFRs, en tout, on est autour de 2000. Les étudiants de STAPS sont censés nous rejoindre en fin de manifestation (eux, font une manifestation en parallèle par rapport à la suppression phénoménale des postes aux concours du CAPES). Ils ne viendront jamais rejoindre le cortège, préférant faire bande à part. Une fois la manifestation finie, retour à la fac Mardi soir : occupation des lieux (pour l’anecdote, le doyen nous apporte des fraises).

 

Mercredi : en fac de lettres rien à signaler, les couloirs sont déserts. On va coller des affiches sur le campus pour la manifestation du lendemain. L’après-midi, on se réunit en commission pour discuter du service d’ordre pour jeudi (on a eu quelques petits problèmes de pétards et de torches pendant la manifestation de mardi, il faut mettre en place une sécurité pour la prochaine mobilisation). Une Assemblée Générale a lieue en fac de droit : les débats sont houleux entre les pros et anti CPE. Ceux qui dénoncent les incohérences de cette loi sont tout de même majoritaires. La proposition de blocage de l’UFR droit est refusée (à une centaine de voix d’écart) mais, la grève filtrante est adoptée. Ils comptent aussi organiser des débats au sein de leur fac. En fac de lettres, un militant de l’UNEF commence à me parler sérieusement des combats que mène ce syndicat (je suis la bienvenue pour voir comment ça se passe et pour prendre ma carte) et à critiquer SUD. Ah la guéguerre entre syndicats ! Nuit de mercredi à jeudi : occupation des lieux, le deuxième étage est à présent accessible, vu que tout se passent bien, ils ont coupés l’alarme, on a le droit d’y aller.

 

Jeudi 16 mars, au matin : j’arrive en catastrophe sur le parvis de la cathédrale et me mets dans le service d’ordre. Il y a du monde à la manifestation : plus qu’à celle de mardi vu que la CGT nous a rejoints dans le cortège. Ca se passe plutôt bien. Après la manif, je vais manger avec d’autres chez une gréviste. En milieu d’après-midi, retour à la fac (avec détour par chez moi pour pose café) : l’AG interfac a commencé. Bilan de l’AG : pas grand-chose sinon qu’on est d’accord sur le fait que la continuation du mouvement sera à Paris et qu’il va falloir passé la vitesse supérieure. Rien de particulier à signaler pour le reste de la journée.

 

Vendredi 17 mars : les lycéens sont chauds. A dix heures, à trois voitures on part en centre ville essayer de contenir nos benjamins du lycée Charles Peguy qui, en grève, ont décidés d’organiser une manifestation spontanée. Nous nous improvisons médiateurs et membres du service d’ordre (vu qu’il n’y a pas moyen de leur dire de retourner sagement en cours). La police est là et encadre le cortège de lycéen surexcité qui marche jusqu’à la cathédrale. Tout se passe fort heureusement très bien. Une fois arrivés à la cathédrale, nous lançons un appel à la manifestation de samedi et les lycéens finissent par se disperser calmement. Dans la matinée, la fac de sciences a reconduit la grève bloquante jusqu’à mercredi prochain. L'après-midi se passe tranquillement, dans le calme.

 

Tous les regards sont à présents tournés vers la mobilisation de samedi et ce que le gouvernement en dira.

16:11 Écrit par Coralie dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

12/03/2006

La révolution étudiante est de retour !

Je suis motivée, il y a des années, des siècles que je n'ai pas été aussi motivée, aussi déterminée, aussi impliquée dans un cause qui me prend mon temps et mon énergie toute entière. J'y crois ! Je crois que cette mobilisation sert et je crois que la bataille n'est pas perdue bien au contraire. Je vais donc vous livrer un résumé de la mobilisation à Orléans cette semaine (où je n'ai pas beaucoup dormi).

 

Je sais que peu de gens seront assez motivés pour lire tout ça mais, j'ai besoin de m'exprimer

 

Orléans, mardi 7 mars 2006, 7h du matin, un peu moins d’une semaine après l’échec du blocage de jeudi dernier, nous nous réunissons en un petit groupe d’une trentaine d’étudiants pour continuer la mobilisation anti-CPE. J’ai décidé de sécher mes 4h de cours du mardi matin pour l’occasion, il y a des causes qui méritent que les formalismes syntaxiques passent à la trappe. Nous partons en tractage sur l’ensemble du campus (fac de sciences et staps pour l’essentiel), nous intervenons dans les cours pour mobiliser le maximum de gens en vue de la manifestation qui a lieue à 10h30, histoire de ne pas renouveler le même fiasco que sur la manif’ de février qui avait réunie 1500 personnes à tout casser.

10h30, manifestation sur le parvis de la cathédrale, j’ai réussi à dépêcher un gars que je connais dont l’opinion est assez mitigée sur le CPE mais qui veut bien battre le pavé si c’est avec moi. Une foule de 6000 personnes selon la police 12000 selon les syndicats sont dans le cortège où beaucoup de lycéen sont présents (il faut dire qu’il y a une barricade de deux mètres de haut devant le lycée Charles Péguy). Je rencontre des filles de ma classe dans la manif’ et apprend que mon prof, en soutien à notre mobilisation anti CPE, à abréger son cours. 15h, AG en fac de lettres, j’y vais avec trois autres étudiants qui comme moi, ne sont pas syndiqués mais motivés. Beaucoup d’étudiants sont présents (il y a aussi pas mal de profs, le doyen de la fac de lettres, quelques lycéens et quelques représentants des salariés), on est à peu près 250 dans l’amphi ce qui est bien par rapport à d’habitude. On vote à une large majorité pour une grève bloquante à partir du lendemain jusqu’à jeudi matin (sauf que cette fois, on la fait avec l’accord du doyen de la fac de lettres). On vote aussi l’occupation des lieux dans la nuit de mercredi à jeudi avec comme règles : pas d’alcool, pas de shit, pas de débordements. Le doyen, qui est présent, précise que tout le temps de la mobilisation sera considéré comme zone neutre : sans contrôle continu et avec l’autorisation de défaillance des TDs ; les sceptiques sont rassurés : les partiels se feront en fonction de ce qui a été fait en cours, il n’est pas question de pénaliser ceux qui font grèves.

Mercredi 8 mars, 7h, blocus de la fac. La mesure est accueillie beaucoup mieux que la semaine précédente (il faut dire aussi qu’on est plus nombreux et plus organisés derrière les barricades). Dans la matinée, nous dépêchons un groupe de profs et organisons un débat profs-étudiants sur le CPE. Le débat se passe très bien et les profs font comprendre que, dans la grande majorité, ils soutiennent le mouvement. Nous, de notre côté, nous restons compréhensifs dans le blocage : on laisse passer ceux qui préparent le CAPES, les étudiants en doctorat, les masters qui ont accès aux salles informatiques (du moment que ce n’est pas pour aller en cours) et les étudiants étrangers qui ont payés pour apprendre à parler français. Résultat, on n’a pas vraiment de gros problèmes avec les étudiants, on discute assez facilement avec les quelques mécontents pour montrer notre point de vue sur le fait que sans arrêt des cours, on ne peut pas se mobiliser véritablement. Niveau média, c’est le hic : France 3 centre est en grève et notre mobilisation passe à la trappe.

Nuit de mercredi à jeudi : nous sommes une quarantaine d’étudiants à avoir décidé de passer la nuit dans la fac de lettres. Pas d’incident mis à part des gars de fac de droit qui ont ramenés des 1664 à minuit et forcer une porte mais on les a immédiatement viré. Nuit calme et bon enfant même si je n’ai pas pu dormir.

Jeudi 9 mars, continuation du blocus. L’AG à 10h réunit plus de 500 personnes : 369 votes pour la continuation du blocus jusqu’à mardi, 91 contre, le reste sans avis. A 14h, les profs de la fac de lettres se réunissent eux aussi en AG, ils votent à l’unanimité la grève jusqu’à mardi en soutien à notre cause et décident de mettre 30 euros par professeur dans la caisse de grève pour nous aider à imprimer des tracts, faire des affiches etc. Cette fois-ci, la presse était là pour transmettre l’information sur les antennes régionales. Jeudi après-midi, une partie des étudiants est allée faire un sit-in devant la préfecture qui se solde par un échec (les flics les dégagent et aucun rendez-vous ne peut être pris dans l’immédiat avec le préfet mais, on réessayera).

Nuit de jeudi à vendredi : l’occupation de la fac de lettres s’est déroulée sans encombres (moi, je suis rentrée me coucher chez moi, histoire de récupérer la nuit blanche de la veille).

Vendredi 10 mars, 7h, continuation du blocus en fac de lettres et grève filtrante en fac de science (c'est-à-dire tractage massif de tout ce qui bouge). Les étudiants de sciences sont très inquiets par rapport à leurs cours même si dans l’ensemble ils sont contre le CPE. Une AG est organisée. Plus de 150 étudiants sont présents ainsi que le doyen de l’UFR Sciences. Une grève filtrante est reconduite pour lundi ainsi qu’une nouvelle AG lundi matin pour décider de la suite du mouvement : une coordination au niveau des tracts d’information sur le CPE est mise en place entre fac de lettres et fac de sciences. L’organisation pour la manifestation de mardi se met en place.

 

Je tiens à souligner qu’il n’y avait pas eu de mobilisation d’étudiants sur la fac d’Orléans depuis près de dix ans.

16:50 Écrit par Coralie dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

04/03/2006

C'est la lutte finale...

Je vais pour une fois vous parler de ma petite vie orléanaise.

 

Jeudi matin, pour la première fois depuis des lustres à la faculté de Lettres d'Orléans la Source, il y a eu un blocus. Pas de cours donc et cela à cause (ou grâce) à notre ami CPE !

 

En bonne étudiante sympathisante syndicaliste gauchiste (et un peu masochiste vu le nombre d'étudiants très agressifs qui étaient contre cette idée de blocage un peu bêbête j'en conviens mais qui a au moins eu le mérite de faire venir la presse), je me suis mêlée au barrage qui a duré une petite demie-journée. Le blocus a dû s'arrêter à 125 voix contre 215 mais bon, comme dirait l'autre : "Ce n'est qu'un début continuons le combat !"

 

Donc, je vais continuer les actions et aller à la manif de mardi (tout comme j'étais allé à celle d'avant). Serais-je entrain de devenir ultra révolutionnaire ? :-P

17:08 Écrit par Coralie dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

13/11/2005

Farenheit 11/11

11 novembre, les poilus ne sont plus qu'au nombre de 6 et c'est la fin de la guerre. Car si vous avez suivis les infos, nous étions bien en guerre jusqu'à cette semaine : la guerre banlieusard contre bourgeois ! Est-ce que la révolution prolétarienne de Marx est enfin arrivée ?

Eh bien non ! La racaille de banlieue (car le temps est bien loin où Chevènement se faisait hué en traitant les jeunes de sauvageons), la racaille donc n'a même pas réussi à faire une révolution correcte. Pourtant, ils avaient décidés de relancer l'économie : de donner un coup de fouet au secteur de l'automobile en obligeant le conducteur lambda à changer de caisse mais ça n'a pas suffit pour faire vendre des renaut modus (on peut même pas compter sur eux pour ça, pfff).

A Orléans, le maire a foutu le couvre-feu cette semaine, c'est un spécialiste du couvre-feu, il l'avait déjà fait. En représaille des rigolos ont fait cramé des poubelles devant la mairie (le poste de police est juste à côté). Dans mon quartier, au sud de la Loire, RAS mis à a part les employés d'EDF qui ont passés la semaine à trifouiller le transfo de ma rue (ça m'a bien fait rire vu les circonstances). Ma voiture est revenue en vie de ma semaine orléanaise (et sans PV vu que j'en avais pris un la semaine dernière j'ai fait gaffe à pas me garer sur le bande jaune dans mon impasse même si je continue à dire que c'est débile de mettre des interdictions de stationner dans un cul de sac). Sur le campus, les vigiles font leur ronde comme d'habitude (et ils draguent les étudiantes qui leur plaisent comme d'habitude).

Aujourd'hui, j'ai appris que lors d'un week end normal, en France, 200 bagnoles brulent (mais, que fait Sarko ?). Bref, je comprends pas pourquoi les gens ont peur. A quoi ça sert d'avoir peur ? Ca changera rien au fait que ta bagnole est calcinée d'avoir eu peur qu'elle le soit la veille. C'est sur que c'est chiant, que c'est pas sympa du tout, qu'il y a de quoi gueuler bien fort quand ça arrive; y a même de quoi tabasser celui qui t'as cramé la bagnole mais, avoir peur....

Pourquoi avoir peur ? Non, c'est pas la guerre civile ; ok c'est le bordel mais c'est ni la première fois ni la dernière (on est des spécialiste dans ce pays pour mettre le boxon, non ? :P)

16:13 Écrit par Coralie dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

22/10/2005

offusquée

J'ai lu dans le nouvel obs (oui, parfois ça m'arrive) un article qui m'a fait sortir de mes gonds (c'est suffisamment rare pour être souligné). Je vous la donne : il était une fois une femme enceinte qui va faire une écographie. Au cours de cette écographie, le médecin ne remarque pas que l'enfant qu'elle porte est atteind de trisomie. L'enfant naît, on se rend compte du problème et ni une ni deux, les parents font un procès au médecin (procès qu'ils gagnent). Jusque là, même si on marche sur la tête, ça s'est déjà vu. Mais figurez-vous que les autres enfants de ce couple ont aussi intenté un procès qu'ils ont gagnés et pour quel motif ? Eh bien ils ont eu des dommages et intérêts parce que ce cher bambin trisomique il fallait beaucoup plus de temps pour s'en occuper et eux étaient délaissés !
 
Alors, c'est très dommage, je n'ai pas de petit frère ou de petite soeur mais si j'en avais, je ferai certainement un procès parce qu'avec son arrivée mes parents auraient eu moins de temps pour s'occuper de moi.
 
Voilà je suis outrée, offusquée et j'aurais bien deux ou trois mots à dire à cette famille de dégénérés. C'est sûrement dur d'avoir un enfant trisomique mais, faut arrêter les conneries ! (c'était le coup de gueule de Coralie, ne vous inquiétez pas, c'est passagé)

12:09 Écrit par Coralie dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

18/09/2005

Hymne à Sarko

Sarko, Sarko, Sarko, comme j'aimerai me retrouver seule sur une île déserte avec toi ! Le seul moment où je te touche, c'est... pour t'étrangler.
 
Vous l'aurez compris, j'ai une dent contre Nicolas Sarkosy (mais, je te rassure, mon petit Sarko, la première phrase est à prendre avec humour, c'est pas une menace de mort, j'ai autre chose à faire que d'aller jusqu'à Neuilly et puis, si ça se trouve t'es très sympa quand tu te tais et que tu sors pas des idées fachos)
 
Je trouve que cette illustration de Plantu est une bonne représentation de Sarko : un petit teigneux qui veut être calife à la place du calife. Attention toutefois, il y a de gros risques pour qu'il arrive à ses fins contrairement à Iznogoud.
 
 
Dans mes archives personnelles, j'ai retrouvé une chanson que j'avais faite en hommage à Sarko et à ses lois génialissimes contre les putes et les mendiants. J'avais écris ça en janvier 2003 mais c'est malheureusement encore et toujours d'actualité.
 
C'est un endroit sombre et clos
Où je ne trouve guère de repos.
Il y a des barreaux aux fenêtres
Où aucun rayon ne pénètre.
On défend au soleil d'entrer
On me défend de m'évader.
L'Etat m'a mis à l'ombre
J'ai de quoi me morfondre.
 
Dans cette cellule de prison
Je vais péter les plombs !
 
Entre ces quatre murs
Je rêve d'un futur
Que j'aurais pu connaître
Sans cet Etat maître.
Ici, je n'ai plus de libertés
L'Etat me les a enlevées.
 
Dans cette cellule de prison
Je vais péter les plombs !
 
Je vais rester là un moment
J'en ai pris pour dix ans.
Je vais rester là un moment
Si je ne meurs pas avant.
Mon bavard me l'avait dit :
Mendier, c'est interdit.
C'est de la faute à Sarkosy
Et à ceux qui pensent comme lui.
 
Dans cette cellule de prison
Je vais péter les plombs !
 
Nous sommes trois colocataires
A partager cet univers :
Un fumeur, une putain, un mendiant
On en a tous pris pour dix ans.
La lutte contre l'insécurité
Nous a tous enfermés.
La lutte contre l'insécurité
M'a priver de liberté.
 
Dans cette cellule de prison
Je vais péter les plombs !
 
Je sens la révolte gronder
Le peuple va se rebeller
Contre tous les dirigeants
Qui enferment les gens.
Dans le pays de France
On murmure en silence
Que le FN aurait gagner
Et voudrait tout neutraliser.
 
Dans cette cellule de prison
J'attends la révolution.

23:16 Écrit par Coralie dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |