26/04/2006

Sacré Graal !

Voici venu le temps de vous parlez d'une série qui me tient à coeur : Kaamelott.

 

Kaamelott, comme son nom l'indique (vous avez certainement vu le rapport entre Kaamelott et Camelot) est une série qui parodie la légende arthurienne. Cette mini-série est diffusée sur M6 à 20h40; chaque épidode dure environ 3 minutes et c'est à chaque fois une bonne tranche de rigolade. L'humour est décalé, parfois assez potache mais irrésistible.

 

La troisième saison de la série vient de s'achever (ou plutôt le troisième livre), il en reste encore quatre et la boucle de l'épopée arthurienne sera bouclée. Quatre prochaines saisons de 100 épisodes chacunes entrecoupées parfois de long-métrage servant à faire les liens entre les livres. J'ai hâte de voir la prochaine fournée d'épisodes car on s'attache très facilement à cette bande de chevaliers caricaturaux et gaffeurs (pour la plupart).

 

Bref, je recommande vivement à tous ceux qui ne connaitraient pas de regarder Kaamelott (en plus, ça suit tout de même à peu près la légende du graal donc, vous pourrez réviser vos connaissances sur le sujet).

23:45 Écrit par Coralie dans Télévision | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

24/04/2006

Rag-mag

Je me devais de parler de cette invention Raphaelique qui a fait un malheur parmi les bloqueurs et qui s'appelle le : Rag-mag.

 

Le principe :

- recueillir les rumeurs (vraisemblables ou non) sur les histoires de coeur (voire accessoirement un peu plus bas que le coeur) de nos amis bloqueurs

- en discuter au sein de l'équipe de rédaction de Rag-mag (équipe dont les membres sont gardés secrets par peur de représailles)

- publier et passer sous le manteau la feuille de choux

Pour l'instant, un seul numéro a été publié mais le Rag-Mag va sûrement faire des adeptes à travers le monde entier.

15:47 Écrit par Coralie dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

17/04/2006

Peter Pan de Loisel

Peter Pan, le petit garçon imaginé par James Barrie, a été immortalisé par le dessin animé de Walt Disney mais, outre ce dessin animé, il existe d'autres oeuvres tirées de ce héros : La BD Peter Pan de Loisel fait partie de celles-ci.

 

Loisel a imaginé dans cette BD en six tomes (Londres, Opikanoba, Tempête, Mains Rouges, Crochet et Destins) comment Peter et les enfants perdus arrivaient au pays imaginaire, faisaient la connaissance des indiens etc. L'histoire commence dans le Londres sombre de la fin du XIXe encore plus terni par les meurtres de Jack l'Eventreur. C'est là que vit Peter qui nourrit une haine assez viscérale pour ce qui est à ses yeux le monde des adultes : l'alcool, la violence et le sexe. Il s'échappe au pays imaginaire et revient parfois dans ce Londres chaotique maculé de sang. La série s'achève au moment où commence l'histoire de Peter Pan que l'on connaît mais laisse un noeud au ventre.

 

Les dessins de Régis Loisel sont magnifiques, très travaillés et la magie du pays imaginaire est respectée par la quirielle d'animaux fantastiques qui peuplent l'île. Contrairement au livre de Barrie, je déconseille cette BD aux enfants. La vie n'est pas rose au pays imaginaire : le crocodile est un vrai danger, tout comme Crochet dont la folie est mise au grand jour. C'est une superbe BD et je recommande à tous ceux qui apprécient les bons scénariis et les dessins travaillés de dévorer ces six tomes qui ne laissent pas indifférents.

19:00 Écrit par Coralie dans Livre | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Le CPE est mort, vive la grève

Voilà, pour celles et ceux qui en avaient marre des résumés de ma petite vie de gréviste, c'est une grande nouvelle : la mobilisation orléanaise est morte.

 

Il est intéressant de souligner qu'elle aurait été morte même si Chirac n'avait pas eu la bonne idée de remplacer le CPE par autre chose dans sa fameuse (et très merdique) loi sur l'égalité des chances.

 

"C'est une grande victoire !" comme dirait un de mes profs dont je tairais le nom. Donc, même si le CNE est toujours en vigueur et que le reste des revendications étudiantes sont passées dans les oubliettes de la petite Histoire, je suis contente (même si je garde une inquiétude lancinante quant aux quelques facs qui restent bloquées, quant à leur légitimité...).

18:22 Écrit par Coralie dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

09/04/2006

Essoufflement ?

Lundi 3 avril, 10h30, fac de lettres, les débats sont houleux entre ceux qui veulent reprendre les cours et ceux qui veulent rester mobilisés. Quelques étudiants disent avoir été convaincus par le discours de Chirac du vendredi. Au final, la reconduction du blocage jusqu’à jeudi inclus sera votée à une centaine de voix d’écart. Certains étudiants ont insistés pour qu’ait lieu un vote à bulletins secrets mais, personne n’est resté à la suite de l’AG pour l’organisation de ce vote éventuel, l’idée est donc en suspend pour l’instant. En fac de sciences, les choses sont plus problématiques : le blocage est levé à 22 voix près. Les étudiants arrivent à négocier tout de même des journées « fac morte » lors des appels nationaux à la mobilisation. Mardi, il n’y aura donc pas de cours en fac de sciences. J’invite deux grévistes à la pizzeria (quelle idée d’avoir dit que je leur payais la pizzeria si le blocage était reconduit !). Après midi, retour à la fac où se tient une AG interfac pour discuter des actions de la semaine. Soirée sans incidents.

Mardi 4 avril, 10h30, parvis de la cathédrale, la manifestation est au moins aussi forte que la semaine précédente bien que la manif soit de courte durée (le parcours prévu est trop court). Je ne fais pas partie du service d’ordre, pour une fois. Pas d’incidents notables à déplorer dans le cortège. Le midi, on mange chez quick puis direction la fac où se tient la fameuse AG interpro d’un côté et une AG de lycéen de l’autre. Après pas mal de pourparler, côté lycéens, il est décidé d’aller au carrefour d’Auchan à Olivet pour bloquer la circulation. Lors de cette opération, un des grévistes est menotté par les forces de l’ordre (sans motifs) puis de suite relâché. RAS sur l’occupation nocturne

Mercredi 5 avril, matinée de repos. C’est l’anniversaire des 1 mois de grève. Le midi, je lève mon verre au RU du coin avec un autre étudiant de fac de lettres devant six étudiants de fac de sciences dépités par la reprise des cours. L’après-midi a lieue une AG avec les profs qui se déroule assez mal. Les profs sont d’avis de reprendre les cours et de faire des journées « fac morte » de mobilisation pour que le mouvement puisse s’inscrire dans la durée et qu’on ne se mette pas à dos tous les étudiants (je suis d’ailleurs plutôt d’accord avec cette vision des choses). Pause dans l’après-midi pour aller voir l’âge de glace 2 (qui m’a très moyennement plu par ailleurs). Le soir, deux bouteilles de muscadet entrent ainsi qu’une tarte aux pommes pour fêter ce mois de grève.

Jeudi 6 avril, 10h30, nouvelle manifestation parvis de la cathédrale avec seulement lycéens et étudiants. La manif se transforme en opérations sittings-volants depuis la place gambetta jusqu’au pont Thinat en passant par le pont Royal, bref, un peu d’animation pour nos amis les flics qui ont du se demander jusqu’où on irait. Je suis interviewée par un journaliste mais ne passerait pas à la télé (c’est pô juste). Pendant ce temps, des étudiants contre le blocage sont allés éventrés des sacs de grévistes, déchirer des vêtements et balancer des matelas (oui, c’est occupation des lieux) par la fenêtre et afficher à droite à gauche des attaques personnelles contre tel ou tel gréviste. La tension bloqueur anti-bloqueur ne cesse de monter. Une manif contre le blocage est prévue dans l’après-midi et un groupe de gréviste part pour aller leur balancer des œufs (super mentalité !!). La réunion du conseil de l’UFR a lieue et décide de décaler les partiels d’une semaine. Le soir a lieue une manif au flambeau à 22h, un mannequin représentant Villepin y est d’ailleurs brûlé.

Vendredi 7 avril, AG en fac de Lettres. L’écart se resserre et le blocage passe… a 13 voix. Je m’interroge sur la légitimité de poursuivre un blocage avec une si faible majorité. Le blocage est reconduit jusqu’à mercredi et mardi aura lieu un vote à bulletins secrets sur la reconduite ou non du blocage. Vendredi après-midi est décidé de faire une opération à 18h30 lors de l’inauguration de la salle des fêtes de St Jean de Braye car le chef de cabinet du maire a blessé légèrement avec sa voiture deux lycéens qui effectuait un blocage des routes pour protester contre le CPE.

 

A la semaine prochaine pour de nouvelles aventures :-P

16:25 Écrit par Coralie dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

01/04/2006

Conseil constitutionnel et allocution présidentielle : du Riffiffi à droite

Une semaine très chargée s'est achevée à Orléans, voici le résumé de la mobilisation anti-CPE orléanaise.

 

Lundi 27 mars, 9h du matin, j’arrive à la fac de lettres. J’ai un travail de groupe à faire car, même si les contrôles continus sont suspendus, mon prof a donné la possibilité de rendre ou non le devoir… Après une heure, direction Assemblée Générale pour la reconduite du blocage. Serait-ce l’effet UNI reçu par Villepin ce week-end, nous avons droit au discours d’un gars inconnu au bataillon, qui nous vantent les bienfaits du CPE. Il a du courage de s’exprimer devant une assemblée qui hue son intervention. Le débat entre bloqueurs et anti-bloqueurs dérape. Chacun s’envoie des pics et ça devient un peu n’importe quoi. L’attitude des profs est remise en cause (puisque la majorité soutien le mouvement) par quelques intervenants, ce qui fait sortir de leurs gonds quelques professeurs présents à l’AG. Au final, dans cette ambiance tendue, le blocage sera reconduit jusqu’à lundi dans des proportions 2/3 1/3 ; dans un amphi plus plein que d’habitude. En sciences aussi, le blocage repasse.

Après-midi,  14h, AG interfac pour décider des actions de la semaine. On met en place un planning commun avec : la grande manifestation de mardi, une action de blocage de train à la gare des Aubrais et une opération péage gratuit (comme la semaine dernière). Après l’AG : réunion exceptionnelle de la commission action par rapport à la manif de mardi. Je serai dans le service d’ordre. Occupation dans la nuit de lundi à mardi : ma deuxième nuit à la fac. Des lycéens (plus vieux que moi, d’ailleurs) squattent les locaux, je suis fondamentalement contre ce principe (ainsi que ceux qui fument des pétards avec les gars de la sécurité) mais, je la ferme.

Mardi 28 mars, 9h30, on se retrouve sur la terrasse du café qui fait face à la cathédrale pour mettre en place le service d’ordre (on coordonne ça avec la CGT et les lycéens). La pluie commence à tomber. Je me trimbale avec un brassard jaune et rouge sur l’avant-bras pendant toutes la manif (à l’arrière). Pas d’incidents à déplorer malgré le nombre impressionnant de manifestants (autour de 12 000). Trempée (et les couleurs vives des autocollants anti-CPE dégoulinant sur mon imperméable blanc), je vais manger chez une gréviste, on y passe d’ailleurs une bonne partie de l’après-midi. Mardi soir : rien à signaler sinon que je rentre chez moi et que les lycéens sont encore là.

Mercredi 29 mars, matinée calme à l’UFR Lettres. A l’initiative des lycéens, il y a une tentative de blocage de la mairie d’Orléans. L’après-midi, nous avions prévu d’aller bloquer la gare des Aubrais, malheureusement, la police avait eu vent de l’information et attendait devant la gare depuis le matin. Informés de la situation par les cheminots (via syndicats), on décide de faire une diversion : un petit groupe d’une dizaine d’étudiants est envoyée à la gare des Aubrais pendant que nous décidons de faire un blocage filtrant sur le pont George V (où passe le tram). L’opération se passe plutôt bien (parce que quelques automobilistes n’ont pas peur d’écraser un ou deux d’entre nous). Au bout d’une heure, les flics (quelques uns sont arrivés) bloquent le carrefour, ce qui fait qu’on ne peut plus distribuer nos tracts. A 19h, les STAPS qui luttent contre la réduction des postes de profs de sport entre autres choses, débarquent sur le plateau de l’édition régional de France 3 (les journalistes du quotidien local attribueront cette action au mouvement anti-cpe). Mercredi soir : la sécurité décide de vérifier (oh miracle !) les cartes d’étudiants, au moins une soirée clean.

Jeudi 30 mars : nouvelle manifestation à 10h30 sur le parvis de la cathédrale. Je suis encore une fois dans le service d’ordre (sauf que contrairement à mardi, on est à peine 1000 à défiler dans la rue). Après cette manif (qui dure à peine une heure !), retour à la fac. En début d’après-midi, on apprend qu’un groupe d’anti-bloqueur s’est présenté au président de l’université pour exprimer leur mécontentement (c’est l’effet De Robien, sans doutes). Une réunion est organisée avec les doyens des UFRs, quelques grévistes et les mécontents. Les anti-bloqueurs (qui n’ont jamais contestés les résultats des votes à mains levés jusqu’à présents) souhaitent que soit mis en place un vote à bulletin secret pour les décisions des blocages des UFR. Il ressort de la réunion que, comme il avait déjà été convenu depuis longtemps, l’AG est souveraine et que ce sera elle qui décidera si oui ou non, les étudiants devront faire un vote à bulletin secret. Dans l’après-midi est organisé une opération péage gratuit au péage d’Olivet ; opération qui marche plutôt bien. A 18h a lieue une AG interprofessionnelle pour discuter de la poursuite du mouvement avec les salariés. Jeudi soir : la décision du conseil constitutionnelle plombe un temps l’ambiance mais, nous ne nous avouons pas vaincus. Occupation des lieux : RAS.

Vendredi 31mars : réunion interfac à 10h. Deux heures de pourparler pour pas grand-chose si ce n’est un vote pour désigner quels étudiants iront à Lille ce week end pour la coordination nationale. Après-midi très calme. Soirée : j’allume le poste de télé pour entendre la déclaration improbable de Chirac. La mobilisation ne va pas s’arrêter là.

19:02 Écrit par Coralie dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |