23/05/2007

Réflexion politique (poème)

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Sûr de lui, il s’avance, le sourire mesquin,

Avec conviction, il me serre la main.

D’une poigne de fer qui a connu beaucoup de sueur,

De celle des citoyens qui ont cru à son leurre.

Avec ses cheveux bruns plaqués, la raie sur le côté,

- le côté droit, bien sûr, c’est une évidence –

On pourrait presque croire en son innocence

Si on regarde vite, on pourrait presque oublier

La posture de l’ambition et de la suffisance

(Qualités certaines pour être ministre en France).

Il a des valises sous les yeux depuis déjà des années,

Le poids du pouvoir l’a en un sens, condamné.

Ses sourcils dressés forment un accent circonflexe,

Soulignant un regard brun, sombre et perçant

Qui a trahi bien des hommes depuis cinquante ans…

Et il ment de toute son âme, sans le moindre complexe,

Artisan appliqué des directives de son mentor.

Son intelligence est redoutable et il l’aiguise encore

Pour nous endormir par d’appétissants discours

Par lequel il soutient nous apporter secours.

 

Je me méfie de celui qui s’est vendu au plus ambitieux

Je me méfie de l’artisan de la victoire de la chambre bleue

Car si quelqu’un est plus dangereux que le calife

C’est, semble-t-il, son premier ministre…

15:08 Écrit par Coralie dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, francois fillon, poeme |  Facebook |

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