21/06/2007

Jean-Christophe Grangé

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J’ai regardé mon blog et d’un coup je me suis rendu compte que j’avais fait des articles sur Harry Potter, sur Boris Vian, sur Blankass, sur Jeanne Cherhal et bien d’autres mais que j’avais oublié de citer le seul auteur vivant dont j’ai lu tous les livres : Jean-Christophe Grangé.

 

Jean-Christophe Grangé est un auteur de roman policier français et il est connu pour avoir écrit les Rivières Pourpres. Il a écrit jusqu’à lors six romans qui sont par ordre chronologique : le Vol des Cigognes, les Rivières Pourpres, le Concile de Pierre, l’Empire des Loups, la ligne Noire et le Serment des Limbes. Grangé est un ancien journaliste grand reporter et de ce fait, dans ses livres, le héros voyage beaucoup, effectuant une sorte de parcours initiatique pour arriver à trouver le meurtrier. Son univers est peuplé de héros solitaires et écorchés vifs au passé lourd qui suivent un chemin parsemé de cadavres tués avec un mode opératoire particulier et qui ne ressortent jamais indemnes de cette épreuve. Le suspense et les rebondissements sont là, l’écriture est fluide. D’aucun considère qu’il s’agit là d’une écriture à l’américaine (prenant pour preuve que Grangé est l’un des rares écrivains à exporter ses romans aux Etats-Unis), je trouve que c’est un faux procès car le marché du roman policier est saturé de romans américains, avec quoi peut-on trouver des analogies si ce n’est avec ce qui est sur le marché ? Il y a aussi une appellation que je ne comprends pas trop, c’est celle de « Stephen King français », l’appellation d’autant plus étrange que Stephen King écrit du fantastique pas du policier.

 

Mais revenons aux livres eux-mêmes. J’ai un attachement particulier pour le Vol des Cigognes, deuxième roman que j’ai lu de lui. Peut-être est-ce du au dépaysement : on part de Suisse pour voyager à travers les balkans jusqu’en Israël et retourner ensuite en Afrique noire et à cause de l’écriture à la première personne. Le Vol des Cigognes c’est l’histoire d’un jeune homme qui après la mort étrange d’un ornithologue passionné de cigognes qu’il aidait décide de voyager pour comprendre ce qui obsédait son employeur : « pourquoi les cigognes ne reviennent beaucoup moins nombreuses ? ». Il suit donc le parcours de migration des cigognes pour rejoindre l’Afrique et trouve sur son chemin des cadavres de malheureux dont on semble avoir volé le cœur…

 

Dans mon classement, je mettrai en seconde position le tout dernier sorti : le Serment des Limbes. Sur la trace de cadavres en états de décomposition improbables, un flic catholique pratiquant cherche à comprendre l’affaire qui a poussé son meilleur ami au suicide. Le sujet me semblait casse gueule à première vue. Revenir à un manichéisme Dieu contre Diable dans un roman policier risquait de tomber dans du grand guignolesque et en fait, c’était sous-estimé Grangé que de croire qu’il n’arriverait pas à s’en sortir.

 

Je ne peux que trop vous conseiller de vous plonger dans la lecture de l'un de ces six romans, ils valent tous le coup (le moins bien réussi étant à mon sens l’Empire des Loups même si ça reste un bon roman policier).

14:38 Écrit par Coralie dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

13/06/2007

l'état régalien

Avec le panache d’un Louis-Napoléon Bonaparte

Vous m’apparaissez bien trop prompt à gouverner

Lui aussi fut élu, comme vous venez de l’être

Par un peuple souverain emprunt d’un grand mal être.

Ce président-ci prolongea de vingt années,

Un mandat démocrate qui finit en diktat,

Serez-vous, vous aussi, tenté par cet élan ?

Faire du sursaut du peuple un totalitarisme ?

Car, comme Hugo, j’entends l’appel de Jersey

Cet exil improbable en territoire anglais

Jersey m’appelle à fuir votre libéralisme

Guernesey à combattre votre gouvernement.

 

Mais cet exil est lâche et sans lendemain,

Une tentation égocentrique et couarde

Car si en m’enfuyant,  je me mets à l’abri

Je laisserais mes frères dans leur lente agonie

Et ma diabolisation pourrait, par mégarde,

Vous offrir un souffle nouveau de soutien.

Alors, je vous subirai, monsieur le président,

Je ne serai pas lâche devant votre ascension.

Je lutterai de mes mots, de ma verve et de ma plume

Jusqu’à ce que ma langue et mes doigts se consument.

J’attends, angoissée, ce que vous ferez de cette nation

Qui vous a plébiscité pour sauver ses enfants.

 

Quel secours apporterez-vous aux sans-lumières

A ceux qui croient qu’haïr est plus fort qu’aimer,

A ceux qui pensent que la douceur est illusion

Qu’une poigne ferme et dure est la seule solution ?

Vous enverrez les désoeuvrés dans les pénitenciers

Et contrôlerez le peuple par une poigne de fer,

Une poigne si dure quelle brisera la confiance,

La solidarité, l’empathie et la société entière.

Vous deviendrez le maître de l’état régalien

Où la colombe libre est enserrée de liens

Où les barricades se dressent aux abords des frontières.

Je ne peux l’envisager sans une profonde méfiance.

 

Craignez que la colère ne gagne nos contrées

Car il n’y a qu’un combat : celui de la liberté

Et la jeunesse gronde de la voir menacée.

13:23 Écrit par Coralie dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique poeme |  Facebook |