17/09/2007

Vincent Delerm

Delerm

Il y a longtemps que je ne vous ai pas parlé de chanteur, aujourd’hui, je vais palier à cet oubli et vous présenter quelqu’un que j’apprécie bien : Vincent Delerm.

Vincent Delerm, comme son nom l’indique, est le fils de Philippe Delerm. Son style musical est assez indescriptible, il fait des chansons à textes qui ne sont pas réellement chantées (mais ce n’est ni du slam, ni du rap). Ca reste un style assez à part. Je comprends les gens qui n’apprécient pas, en effet, parfois, ça voix donne une sonorité assez étrange sur certaines chansons. Après, je n’apprécie pas particulièrement la personnage de Delerm qui se présente à la télé en tant qu’intello pessimiste gaucho assez égocentrique mais, il faut différencier la personne de sa création. A ses débuts, on rapprochait souvent Delerm de Bénabar, ce que je trouve assez étrange, le style musical étant assez éloigné l’un de l’autre.

Autant vous le dire tout net, le Delerm c’est rarement très gai. C’est plus des histoires de filles qui le larguent, de nostalgie de sa ville natale, de regrets. Bon, dans son dernier album, je crois que la psychothérapie commence à faire effet car les chansons sont plus enjouées que ce soit la chanson qui passe en radio Sous les avalanches ou quelques autres qui se moquent de la société du sépia plein les doigts ou il fait si beau. J’avais beaucoup aimé l’album précédent Kessington Square, en particulier Quatrième de couverture, Natation synchronisée qui doivent être les deux seules chansons positives de l’album. La musique au piano est agréable et le style change radicalement de ce qui se fait partout. Ca a un côté quelque peu rétro et décalé que j’apprécie beaucoup. Par contre, ce n’est pas de la musique de fond, pour l’appréciée il faut s’arrêter et tendre l’oreille.

Voilà, je ne sais pas si je vous ai donné envie de jeter une oreille par là mais c’était le but.

12:51 Écrit par Coralie dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

06/09/2007

Charles-Momo

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Aujourd’hui, rubrique inédite, je vais vous présenter quelqu’un que je connais bien vu que cela fait près de vingt-deux ans que je vois son buste trôner au milieu du centre ville de la bonne vieille bourgade de Valençay, j’ai nommé Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord (Charles-Momo pour les intimes).

 Talleyrand (1754-1838) est le plus grand opportuniste que la France ait connu à ce jour, c’est d’ailleurs ce qui a fait de lui un très bon politique.

 Charles-Momo connaît un début de carrière difficile, né avec un pied bot, il est privé du droit d’aînesse et, du coup, obligé d’entrer dans les ordres, comme cela se faisait à l’époque. Il finit par devenir évêque peu avant la révolution française de 1789. Durant cette révolution, Talleyrand prend parti pour les révolutionnaires. Il participe à l’élaboration de la Constitution et rédige même un article de la déclaration des droits de l’homme. En 1790, il donne sa dem’ au pape, il n’est plus prêtre.

 Talleyrand sens ensuite que le vent tourne, que la Terreur est proche et que la guillotine risque de fonctionner à plein. Il décide donc d’aller s’exiler quelques temps en Angleterre jusqu’à ce que Robespierre passe l’arme à gauche.

 Durant le Directoire, de retour en France, Talleyrand est ministre des relations extérieures. Cependant, insatisfait du Directoire, Charles-Momo décide de filer un coup de main à un général pas encore très connu, un certain Napoléon Bonaparte, pour faire un coup d’état du 18 brumaire (pour mémoire on est en 1799).

 En 1802, alors qu’il est devenu super ministre de Napoléon, celui-ci lui dit d’acheter une barraque. Charles-Momo lui rétorque qu’il n’a pas d’argent. C’est alors que Napo finit par payer à Talleyrand la quasi-totalité de la demeure où il va résider : le château de Valençay (d’où le fait qu’il y ait un buste de ce gonze à Valençay). Après le sacre de Napo, Talleyrand gagne du galon et est nommé Grand Chambellan.

 En 1808, Napo lui confit les princes d’Espagne qu’il a fraîchement capturés. Charles-Momo les héberge à Valençay. Cependant, Talleyrand n’aime pas la tournure que prend les choses et commence à fomenter contre l’empereur ce qui lui vaudra la célèbre remarque de Napo à son égard : « Vous êtes de la merde dans un bas de soie. »

 A Valençay on raconte que si le fromage de chèvre qui s’y fait est en forme de pyramide tronqué c’est à cause de Napoléon. Talleyrand aurait amené un fromage de Valençay à l’empereur, fromage en forme de pyramide, celui-ci aurait dit que les pyramides lui rappelaient trop la campagne (assez mauvaise) d’Egypte, et, pour cela, a exigé que l’on coupe le haut de ces fromages.

 A la Restauration, quand Louis XVIII revient au pouvoir, Talleyrand est encore là comme président du Sénat. Il participe ensuite au Congrès de Vienne où il essaye de faire la paix avec les pays voisins (Napo ayant fait pas mal de dégâts diplomatiques en Europe).

 Bref, en un mot comme en cent, quel que soit le régime, il était toujours là.

 Voilà, c’était la page historique du jour. Merci d’avoir lu.

22:03 Écrit par Coralie dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |