21/11/2007

Sous-Jacent (poème)

Tout bazarder, tout balancer par la fenêtre. C’est l’envie qui me taraude plus ou moins fortement depuis quelques jours. Tout revient sur le tapis en ce moment et je suis d’humeur très inégale. Alors, je me vois revenir à la première fonction qu’a pour moi l’écriture : déverser mon mal-être et ce avec la forme d’écriture qui est la plus appropriée le poème.

Je m'excuse donc par avance auprès des gens à qui ne conviendrait pas ce billet d'humeur. 

 

 

 

Sous Jacent

 

Cette image est morte mais elle est toujours présente

Comme une plaie sirupeuse qui ne se referme pas

Elle me crispe, me peine et surtout elle me hante

Me remplit de colère, de regrets, de larmes parfois...

 

Comme j’aimerais crier ma haine lorsqu’elle se manifeste 

Comme j’aimerais évincer la tendresse quand je la revois

Cette image morte, sous-jacente, que je déteste

Cette image passée que je garde précieusement malgré moi.

 

Tantôt je la chasse et tantôt je la recherche

Cette image est mon bonheur, mon fardeau et ma croix

Transperçant mon âme d’une inenlevable flèche.

Cette image que je déteste et que j’aime à la fois :

L’irrationnel paradoxal d’une idylle insignifiante,

Comme j’aimerais qu’elle soit négligeable à mes yeux

Que cesse l’affligeante torture d’avoir été amoureux

Que cesse l’anéantissement de ma sensibilité confiante.

 

Car cette image remet en cause principes et idéaux

Je ne vois plus qu’un piège dans les sursauts de mon cœur.

Un amour-propre bafoué est le pire des fléaux :

Il érige des palissades contre le pire comme le meilleur.

Je reste enfermée, impuissante, dans ma citadelle de tourments

N’ayant pour seul vœu que de faire retourner le temps

Pour que cette image morte n’ait jamais existée

Pour qu’elle ne soit plus un souvenir à ressasser.

Qu’enfin ce goût d’amertume disparaisse de mes lèvres

Que cette odeur de soufre s’évanouisse de mes draps

Que le voile déchiré se reforme par mes prières

Que de ma peau s’évanouisse la douceur de tes bras.

 

Que s’éteigne à jamais le feu glacé de ma rancune

De cet acte que je ne saurais jamais pardonner

Que s’enfuient à jamais les instants de plénitude.

Qu’a défaut de tout oublier, j’oublie que je t’ai aimé.

21:49 Écrit par Coralie dans Ecriture | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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