31/07/2008

Comment se débarrasser d’un braillard gênant en période estivale ?

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Alors qu’à l’heure actuelle les mères indignes continuent de travailler malgré la présence au sein de leur foyer d’un enfant babillant en couche-culotte et cela pour une raison bassement matérielle de pouvoir d’achat vacillant ainsi qu’en raison d’un féminisme exacerbé les poussant à rechercher une réussite professionnelle ce qui a de quoi faire pâlir le plus nostalgique des admirateurs du travail, famille, patrie d’un pétainiste sur le retour ; alors, disais-je, que la croissance démographique française ne faiblit pas par rapport au reste des pays civilisés ; faisant passé cette population pour un peuple fornicateurs de première ordre au même titre qu’une communauté de lapins en rut ; alors, donc, que nous allions droit dans le mur depuis quelques temps, voici  qu’à présent la solution nous saute aux yeux : il faut faire marche arrière et se débarrasser de la vermine qui rampe sur le parquet ciré à quatre pattes telle une blatte domestique hurlante et malodorante lorsqu’il faut changer ses couches. Tous les coups sont bons à prendre pour parvenir à cet objectif ultime : l’éradication de la créature. Il est a noté que les ayatollahs droits de l’hommistes  ou autres anti-avorteurs primaires n’apprécient guère ce genre d’usages considérant une telle pratique comme un meurtre. Cependant, les faits sont là et de plus en plus de parents appliquent la recette simple du bébécide que l’on trouve dans tous les bons manuels d’ogres :

- Prenez un enfant en bas âge (entre un mois et deux ans et demi après, il risque de se pouvoir sortir)

- Amenez le faire un tour en voiture aux alentours de midi

- Garez la voiture en plein soleil

- Laissez le en lui disant que vous revenez très bientôt

- Enfermez-le à clé sans qu’il ait la possibilité d’ouvrir

- Partez faire du shopping, bosser ou rencontrer votre amant, n’importe quoi qui vous prend plus de quatre heures

- Revenez, le résultat est garanti à quatre-vingt pour cent (oui, car parfois, des personnes d’un cynisme sans nom libèrent la chose que vous avez enfermée dans votre voiture)

 

 

Pourquoi ce phénomène a-t-il un tel succès ?

Si les raisons de vouloir se débarrasser de ce parasite poisseux qui a dégueulassé jusqu’à votre plus beau costume en vomissant dessus sont nombreuses et parfaitement justifiées, il n’en est pas moins que d’autres méthodes aussi radicales voire même plus efficaces sont à la disposition des parents.  Quels sont donc les avantages d’un abandon en voiture par rapport à une noyade dans sa piscine privée ou un largage depuis le pont donnant sur la plus proche autoroute ? En premier lieu, ce phénomène est applicable à tous quel que soit le milieu social, il suffit simplement d’avoir une voiture à disposition. Dans un second temps, vous vous déresponsabilisez des événements et n’avez pas la sensation d’avoir du sang sur les mains car d’une part, vous n’assistez pas à l’agonie de la chose et il n’y a pas de tâches horribles à enlever sur la banquette arrière de la BM. Enfin, on ne vous considèrera pas comme un meurtrier (oui, certaines personnes pourraient prendre la mort de la créature que vous avez pourtant créé vous-même comme un meurtre) mais comme quelqu’un de négligeant qui portera la responsabilité d’un tel acte toute sa vie. Et vous, dans l’histoire, vous serez enfin libre !

Mes amis, profitez donc de cet été pour vous débarrasser de la vermine rampante à quatre pattes se nourrissant de bouillies et biberons à toute heure du jour et de la nuit, c’est le moment. Cet hiver, il sera malheureusement trop tard...

14:20 Écrit par Coralie dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : humour noir, bebe abandonne |  Facebook |

30/07/2008

La première règle du Fight Club...

decoration« La première règle du Fight Club est : on ne parle pas du fight club »

Si cette phrase vous dit quelque chose, c’est qu’assurément vos yeux sont déjà tombés sur le film culte de David Fincher. Si vous zonez sur internet, vous aurez toutes sortes de commentaires sur Fight Club : c’est un film misogyne, c’est un film anarchiste, c’est un film fasciste, c’est un film anti-fasciste, c’est un film anti-capitaliste, c’est un film anti-homo, c’est un film pro-homo, c’est un film nihiliste, c’est un film sur la violence, c’est un film sur le surpassement de soi…  Je ne vais donc pas montrer mon accord ou mon désaccord avec chacune des opinions qui pour la plupart sont fondées par certains aspects du film.

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, au premier abord, en lisant bêtement le titre, il ne s’agit pas d’un club de boxe où le Rocky nouveau va faire ses débuts ou même pas un club de lutte à mort humaine avec paris (même si c’est à peu près ce qu’il se passe dans plusieurs scènes du film). Ici le fight de Fight Club est à prendre dans un sens plus large, c’est un club de combat et de lutte dans le sens aussi bien physique que politique et social. Les personnages principaux se battent contre la société et l’ordre établi, contre la morale, contre le capitalisme, contre tout ce qui leur est plus ou moins imposé en adoptant une espèce de carpe diem perverse dans lequel ils ne trouvent pas forcément leur bonheur.

Certains diront que ce film est un film d’action, je trouve que c’est enlever toute la portée qu’il peut avoir, tous les thèmes qui peuvent être abordés dans ce film. Est-ce que Matrix est seulement un film de SF ? Est-ce que Sixième Sens est un film fantastique comme les autres ? Est-ce que Orange Mécanique marque simplement par son immoralité et sa violence ? Dans tous les cas non et il en est de même pour fight club. On peut ne pas aimer le propos ou la violence du propos mais on ne peut pas renier le propos.

Alors si la première règle du Fight Club est : on ne parle pas du fight club, je n’en dirai pas plus. Je vous recommande simplement de le voir et espère que vous apprécierez.

Pour plus de détails sur le film, je vous conseille de visiter ce lien : http://linkman.free.fr/archives/?Fight-Club--la-premiere-...

17:53 Écrit par Coralie dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

14/07/2008

Pas de quartiers !

decorationNouveau jour,nouveau jeu, je vais vous présenter aujourd’hui une toute nouvelle boîte dans la ludothèque de notre petit groupe de joueurs invétérés : Citadelles.

Comme son nom ne l’indique pas, il n’est pas du tout question ici de forteresses, de sièges ou de murs. Mais, il est bien question pour chacun de construire une petite citée dans une ambiance moyen-ageuse. Citadelles est à la fois un jeu de rôle et un jeu de cartes. Le but du jeu est de construire huit quartiers mais surtout d’avoir les quartiers qui valent les plus cher. Chaque quartier vaut un certain nombre de pièce d’or (de 1 à 6). N’espérez cependant pas faire fortune en jouant à Citadelles car il est difficile d’accumuler les pièces : on peut se les faire voler ou voir ses efforts anéantis parce qu’on vous détruira le quartier que vous avez eu tant de mal à construire.

L’intérêt du jeu réside dans le fait qu’à chaque tour, le joueur change de rôle. Dans le jeu standard, il y a huit rôles qui sont appelés dans l’ordre suivant :

- l’assassin (il peut assassiner un personnage)

- le voleur (il peut voler un personnage)

- le magicien (il peut échanger sa main avec un autre joueur ou avec la pioche)

- le roi (il choisira son rôle le premier au prochain tour, chaque quartier noble qu’il a construit lui rapporte une pièce)

- l’évêque (il est protégé du condottiere, chaque quartier religieux qu’il a construit lui rapporte une pièce)

- le marchand (il gagne une pièce d’or et chaque quartier marchand qu’il a construit lui rapporte une pièce)

- l’architecte (il a le droit de piocher deux cartes supplémentaires et peut construire jusqu’à 3 quartiers)

- le condottiere (il peut détruire un quartier de son choix pour la valeur du quartier moins un, chaque quartier militaire qu’il a construit lui rapporte une pièce)

Chaque personnage, à son tour (sauf s’il a été assassiné), a le droit de choisir une carte quartier parmi deux de la pioche ou de prendre deux pièces d’or. Il peut également construire un quartier (sauf l’architecte qui peut en construire plus).

C’est un jeu très prenant où, à tout moment, la situation peut s’inverser. Je le recommande vraiment chaudement. On peut y jouer pendant des heures sans se lasser et, à quatre, avec deux rôles chacun, c’est déjà très très sympa. En plus, avec la version améliorée, il y a des personnages supplémentaires !

11:25 Écrit par Coralie dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : jeu de societe |  Facebook |